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Lettres à Stephen Harper et Dalton McGuinty au sujet du comportement des forces policières au sommet du G20 à Toronto
Le 7 juillet 2010 — Le Congrès du travail du Canada écrit à Stephen Harper et Dalton McGuinty les incitant à mener une enquête publique indépendante avec le gouvernement fédéral sur le comportement des forces policières à la suite d'événements qui ont eu lieu à Toronto avant et durant le sommet du G20.
Lettre à Stephen Harper :
Monsieur le Premier Ministre,
Au nom des 3,2 millions de membres du Congrès du travail du Canada, je vous écris pour vous inciter à mener une enquête publique indépendante avec la province de l'Ontario sur le comportement des forces policières à la suite d'événements qui ont eu lieu à Toronto avant et durant le sommet du G20 qui s'y déroulait.
Les Canadiennes et Canadiens sont préoccupés avec raison de la conduite de la police à la suite du vandalisme qui a eu lieu le 26 juin à Toronto. Bien que nous ne tolérions pas les actes de violence et de vandalisme, nous sommes inquiets par les mesures et les événements ultérieurs des policiers qui ont mené à fortement entraver les droits civils que les Canadiennes et Canadiens chérissent.
L'annonce dernièrement d'une révision civile par la Commission des services policiers de Toronto est insuffisante pour répondre aux mesures de sécurité qui relevaient de plusieurs compétences. Une enquête indépendante sur le travail des policiers pendant le G20 est nécessaire, y compris sur les arrestations et les détentions en masse de centaines de manifestantes et manifestants et de passants – dont la plupart ont été libérés sans accusation. Les nouvelles qui font état de brutalité policière, des conditions de détention et du refus d'accorder aux personnes détenues l'accès à un avocat sont très troublantes et doivent faire l'objet d'une enquête.
Le public a le droit de savoir comment cette situation a pu se produire et, si des erreurs ont été commises, que les organismes appropriés seront tenus responsables. Les privilèges et libertés civiles auxquels les Canadiennes et Canadiens sont si attachés ne peuvent être si facilement bafoués.
Le Congrès du travail du Canada incite votre gouvernement à mener une enquête publique indépendante conjointement avec la province de l'Ontario sur les mesures de sécurité lors du Sommet du G20, y compris, sans s'y limiter, un examen des descentes de police et des arrestations en masse, de l'usage de la détention préventive, de l'utilisation de la force contre les manifestantes et manifestants et des circonstances entourant le pouvoir arbitraire accru des policiers en vertu de la Loi sur la protection des ouvrages publics.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de mes sentiments les plus distingués.
Le président,
Kenneth V. Georgetti
Lettre à Dalton McGuinty :
Monsieur le premier ministre,
Au nom des 3,2 millions de membres du Congrès du travail du Canada, je vous écris pour vous inciter à mener une enquête publique indépendante avec le gouvernement fédéral sur le comportement des forces policières à la suite d'événements qui ont eu lieu à Toronto avant et durant le sommet du G20 qui s'y déroulait.
Les Canadiennes et Canadiens sont préoccupés avec raison de la conduite de la police à la suite du vandalisme qui a eu lieu le 26 juin à Toronto. Bien que nous ne tolérions pas les actes de violence et de vandalisme, nous sommes inquiets par les mesures et les événements ultérieurs des policiers qui ont mené à fortement entraver les droits civils que les Canadiennes et Canadiens chérissent.
L'annonce dernièrement d'une révision civile par la Commission des services policiers de Toronto est insuffisante pour répondre aux mesures de sécurité qui relevaient de plusieurs compétences. Une enquête indépendante sur le travail des policiers pendant le G20 est nécessaire, y compris sur les arrestations et les détentions en masse de centaines de manifestantes et manifestants et de passants – dont la plupart ont été libérés sans accusation. Les nouvelles qui font état de brutalité policière, des conditions de détention et du refus d'accorder aux personnes détenues l'accès à un avocat sont très troublantes et doivent faire l'objet d'une enquête.
Nous sommes également préoccupés par l'augmentation des pouvoirs réglementaires de la police en vertu de la Loi sur la protection des ouvrages publics adoptée par votre gouvernement et ayant comme effet de bafouer les libertés civiles, ce qui semble être incompatible avec la Charte canadienne des droits et libertés.
Le public a le droit de savoir comment cette situation a pu se produire et, si des erreurs ont été commises, que les organismes appropriés seront tenus responsables. Les privilèges et libertés civiles auxquels les Canadiennes et Canadiens sont si attachés ne peuvent être si facilement bafoués.
Le Congrès du travail du Canada incite votre gouvernement à mener une enquête publique indépendante conjointement avec le gouvernement fédéral sur les mesures de sécurité lors du Sommet du G20, y compris, sans s'y limiter, un examen des descentes de police et des arrestations en masse, de l'usage de la détention préventive, de l'utilisation de la force contre les manifestantes et manifestants et des circonstances entourant le pouvoir arbitraire accru des policiers en vertu de la Loi sur la protection des ouvrages publics.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le premier ministre, l'expression de mes sentiments les plus distingués.
Le président,
Kenneth V. Georgetti
Liens et sources
Site web : Le Congrès du travail
Affiché le : 19 juillet 2010
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